Cérémonies                                                                  

Naissance et Enfance

A la naissance, avant que le cordon ne soit coupé, le père touche les lèvres du bébé avec une cuillère en or, ou avec ses doigts trempés dans du miel et du ghee. Le mot "vac" qui signifie en sanskrit parole, est répété trois fois dans l'oreille gauche du nouveau né. Des mantras sont récités pour assurer à l'enfant une longue vie.

Il existe divers rites durant l'enfance tel que la première visite au temple, l'absorption de la première nourriture solide (généralement du riz), la cérémonie du perçage des oreilles. Les premiers cheveux coupés sont offerts en offrande à une divinité.

 

Choix du prénom

Le choix du prénom d’un nouveau-né est un rite essentiel dans l’hindouisme. Le prénom est déterminé en accord avec l’horoscope de l’enfant. Les prénoms hindous sont traditionnellement ceux des divinités (Ganesh, Indrani, Ganga), des incarnations des dieux (Narasimha) des saints, inspirés des qualités ou des attributs des dieux. Le prénom est également choisi selon les traditions familiales. Ainsi, Govind est un prénom typiquement vishnuite et Uma un prénom plutôt shivaite. Appeler un enfant par son prénom devient alors une façon de rendre hommage à la divinité.

Namakaran est la cérémonie au cours de laquelle on remet son prénom à l’enfant. Elle a lieu habituellement douze jours après la naissance du bébé, mais jamais avant le dixième jour. Le jour de Namakaran, mère et enfant prennent un bain purificateur et revêtent des vêtements neufs. La mère applique du khôl sur les yeux de son bébé. Des prières sont adressées à tous les dieux et en particulier à Agni. Puis, le père se penche vers l’oreille droite de l’enfant et chuchote le nom choisi. Enfin, toutes les personnes présentes bénissent le bébé et portent du miel ou du sucre à ses lèvres.

 

Upanayama

L'upanayama est un moment important dans la vie d'un jeune hindou de caste brahmanique. Il s'agit de l'initiation religieuse. Elle a généralement lieu entre 6 et 12 ans et est vécue comme une deuxième naissance. Lors de la cérémonie, on remet a l'enfant la triple cordelette sacrée, symbole de la plus haute caste, qu'il devra porter sa vie durant sur son épaule gauche. Les parents débutent l'instruction du jeune garçon par la récitation du Gayatri Mantra.

Pour le jeunes filles hindoues, un rite similaire existe, il a lieu lors de l'apparition des premières règles.

 

Mariage

Tout comme en occident, le mariage hindou tient lieu d'évènement dans la vie d'un homme ou d'une femme. Il est appelé "kalianon" et suit un rituel dicté par les Vedas. Le cérémonial diffère quelque peu selon les régions mais on retrouve toujours les mêmes rites de base.

Traditionnellement, ce sont les parents qui choisissent le conjoint de leur enfant. Dès qu'un jeune homme ou une jeune fille est pubère, des discussions s'entament pour décider quel sera le meilleur parti. Le conjoint est choisi au sein d'une même caste. Aujourd'hui dans les sociétés urbaines d'influence occidentale, le rôle des parents tend à s'effacer.

Les dates de mariage sont fixées selon les horoscopes des futurs époux et elles sont généralement favorables entre mai - juillet et novembre - février.

Selon la coutume, le futur marié rejoint sa fiancée monté sur un cheval blanc , entouré d'une procession de musiciens, de parents et de porteurs de lampes.

Lors de la cérémonie, Ganesh est invoqué, il lèvera les obstacles sur le chemin du couple. Le fagot sacré est enduit de miel, de safran et de lait, puis décoré de guirlandes. Il apportera fécondité et longévité aux jeunes mariés.

Les kanganam (cordons) sont attachés aux poignets du couple. Les époux rendent hommage à leur parents en leur baignant les pieds dans un mélange rituel de lait, de yaourt, de miel, de safran, de santal et de pétales de fleurs. Devant le feu, la jeune fille est offerte par ses parents à son futur mari. En signe de bénédiction, du riz safrané et des pétales de fleurs sont lancés par la famille et les invités. Les mariés font alors sept fois le tour du feu sacré.

Dans une balancelle, présage de bon augure, le couple reçoit les cadeaux de la famille et des invités. La fête durera encore plusieurs jours.

 

Mort

La Katha Upanishad évoque la légende suivante. Un jeune brahmane arriva dans le monde des morts. Bien qu'il soit le premier à penétrer en ce lieu, Yama ne lui accorda aucune attention. Pour s'exuser auprès du jeune homme, il lui promet de réaliser trois de ses voeux. Pour son troisième souhait, le brahmane demande à connaître le secret de la mort. Yama lui répondit que la mort est une illusion (maya), causée par la méconnaissance de l'immortalité de l'âme. Selon la Bhagavad Gita l'âme ne meurt pas lorsque le corps meurt.

Lorsque la mort survient, le corps de la personne décédée est placée sur le bûcher, recouvert de bois de santal et du contenu d'un pot de ghee, pour y être brûlé. Le fils aîné fait cinq fois le tour du bûcher avant de plonger la torche à l'endroit où se trouve la tête. Les cendres sont ensuite recueillies pour être ensuite dispersées dans un fleuve sacré comme le Gange. Les Intouchables réalisent les rites de la crémation car ce sont les seuls à pouvoir toucher la chair.

La croyance veut qu'une personne décédée à l'intérieur d'un périmètre de 60 km autour de Bénarès soit libéré par Shiva du cycle infernal des réincarnations.  

Le sati ou sacrifice rituel des veuves, est une pratique aujourd’hui révolue et consistait pour les femmes survivant à leur mari à se placer, vivante, à ses côtés sur le bûcher de la crémation. Sati vient du mot sanskrit "satya" désignant la voie de la vertu en référence à Satî, l'épouse de Shiva.

Enfin, il faut noter que les femmes ne sont pas autorisées à accompagner le défunt jusqu'au bûcher.